- Doctorante depuis 2025 en co-direction avec Marcello ANGHEBEN (CESCM) et Cécile VOYER (CESCM)
- lea.madrignac@univ-poitiers.fr
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Saint Marie Madeleine entre péché, pénitence et piété féminine : représentations et mises en contexte dans l’art français (1200-1350)
Mots clés : Marie Madeleine / Iconographie religieuse / Sainteté féminine / Étude de genre / Vitrail / Enluminure / Peinture murale
Résumé : Cette thèse se propose d’étudier l’image de sainte Marie Madeleine en France au Moyen Âge (1200-1350), à travers une approche comparative sur ses différents supports, principalement le vitrail, l’enluminure et la peinture murale. La sélection des supports et de la période coïncide avec l’essor des livres d’heures et des vitraux narratifs, qui tendent à supplanter la peinture murale. Cette analyse permettra de déterminer s’il existe une tradition iconographique propre à Marie Madeleine durant cette période, et la façon dont ses images s’insèrent dans les manuscrits, ainsi que dans les contextes cultuels et dévotionnels. Il s’agira d’identifier les différentes figures de Marie Madeleine découlant notamment de son assimilation à d’autres personnages bibliques. Nous chercherons à déterminer si l’iconographie de la sainte a connu un essor particulier durant cette période, en étudiant l’histoire de son culte et les lieux où elle était vénérée. L’étude portera sur les cycles et les figurations en pied, et leurs éventuels croisements. Pour cela, nous tenterons d’identifier si, au sein d’un même édifice ou manuscrit, la sainte était représentée sous différentes formes (myrophore ou pénitente), dans le but d’en comprendre les effets produits et les raisons qui ont motivé ces choix iconographiques. Nous étudierons également les similitudes possibles entre Marie Madeleine et d’autres figures féminines telles que Marie l’Égyptienne, Ève, la Vierge ou la Bien-Aimée du Cantique des Cantiques notamment. Figure complexe et protéiforme, elle est à la fois femme pécheresse, pénitente, apôtre du Christ et ermite, oscillant entre vie active et contemplation. L’analyse des textes, de l’iconographie et des récits qui la mettent en scène permettra de déterminer la vision qu’en avait le clergé au Moyen Âge. Dans un même temps, nous traiterons de son culte et de la liturgie s’y rapportant. Cette étude s’inscrira dans une réflexion plus large sur la condition des femmes et leur perception au Moyen Âge, dont Marie Madeleine constitue un prisme révélateur.